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mercredi 21 décembre 2016

Nuit mère

de Kurt Vonnegut


Quatrième de couverture :

“Je suis américain de naissance, nazi de réputation et apatride par inclination.” Ainsi s’ouvrent les confessions de Howard W. Campbell Jr. qui attend d’être jugé pour crimes de guerre dans une cellule de Jérusalem. Ce dramaturge exilé en Allemagne est connu pour avoir été le propagandiste de radio le plus zélé du régime nazi. Mais il clame aujourd’hui son innocence et prétend n’avoir été qu’un agent infiltré au service des Alliés. Il lui reste désormais peu de temps pour se disculper et sauver sa peau.


Mon avis:

J'ai fait une belle découverte avec ce roman surprenant.
Pour commencer, j'ai apprécié la mise en route de l'auteur. Celui-ci nous dit n'avoir fait que recueillir le manuscrit de Howard W. Campbell Jr., reprenant seulement certains passages pour en permettre l'édition. Le cadre qu'il pose nous éloigne d'emblée de la fiction. C'est donc bel et bien cet homme qui nous livre ici son histoire. Témoignage, récit autobiographique ou dossier constitué en vue de sa défense? Notre narrateur est emprisonné en Israël dans l'attente de son jugement pour crime de guerre et il met par écrit tous les éléments nous permettant de comprendre comment il en est arrivé là.
Contrairement à ce qui est noté dans la quatrième de couverture, je n'ai pas eu le sentiment qu'il clamait son innocence, mais plutôt qu'il tenait à fournir tous les détails, assumant le rôle clef qu'il a eu dans la propagande nazie même si ce n'était qu'en tant qu'espion infiltré.

Ce roman est très intéressant car derrière une plume dynamique et agréable, avec même quelques tournures poétiques, il ouvre divers champs de réflexion.
Le poids des mots pour commencer. Cet homme n'a jamais tué personne (enfin, pas pendant la guerre) et va être jugé au même titre que les responsables de milliers de morts. Il ne diminue à aucun moment la portée de ses actes, bien au contraire, et on prend la pleine mesure des répercussions de ses passages radiophoniques bien au delà des frontières.
La notion de choix ensuite. Lorsqu'il raconte sa première rencontre avec l'agent qui l'a recruté, on a l'impression qu'il doit faire un choix. Ce n'est pourtant pas réellement le cas. Certes il nous parait loin de l'homme qui sert son pays au prix de tous les sacrifices, cette couverture lui permettant de vivre sa vie culturelle et son amour passionnément. Il va pourtant être l'espion le plus utile de cette guerre.

J'ai beaucoup apprécié ce personnage et le regard qu'il porte sur la vie et les gens qui l'entourent, porté par l'amour d'une vie, acceptant qu'il n'y ait rien à gagner pour lui au terme de ce marché, et aspirant finalement à ce jugement des hommes.

Merci à Joëlle de m'avoir proposé cette lecture ainsi qu'au forum Partage Lecture et aux éditions Gallmeister.

mercredi 7 décembre 2016

Troupe 52

de Nick Cuttter


Quatrième de couverture:

Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça. 
Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes. 



Mon avis:

L'accroche de King qui dit avoir été terrifié à la lecture fonctionne bien sur une fan comme moi, mais après lecture, je peux dire que sa remarque est on ne peut plus justifiée : "Ames sensibles s'abstenir!!"

L'auteur ne tarde pas à nous faire rentrer dans le vif du sujet car le type de contagion qui sévit sur cette petite île a des effets fulgurants. Nous avons à peine le temps de faire la connaissance de nos jeunes scouts et de leur chef Tim que le patient 0 atteint l'île... affamé!

L'auteur entrecoupe certains chapitres avec des extraits de procès et des articles qui permettent au lecteur d'en comprendre davantage sur le contexte. Le temps d'une page ou deux, on sort du cauchemar de l'île pour essayer d'apercevoir la situation dans son ensemble, d'un peu plus haut, d'un peu plus loin (procédé utilisé dans Carrie). On comprend pourquoi et comment on en est arrivé là, et cette partie là fait froid dans le dos aussi!

Rien ne nous est épargné: Nick Cutter nous décrit avec beaucoup de précision tout ce qui se passe lors de l'infection. Ce dérivé de ver solitaire qui se multiplie et se nourrit à l'intérieur de ses hôtes, tous les effets sur les personnes atteintes, chaque page "grouille" de descriptions des faits. Il fait appel à tous nos sens pour que l'on puisse percevoir ce que vivent nos campeurs, et ça fonctionne : vue, ouïe, odorat, toucher, goût... On a l'impression d'y être.

Il soigne aussi particulièrement ses personnages, et si l'un d'eux est manifestement du côté obscur et n'attendait qu'à se révéler, les autres vont s'avérer plus solidaires et soucieux de la survie des autres qu'il n'y paraissait au vu de leurs rapports.

Mais bien sûr, l'auteur va plus loin encore et use de la pression psychologique pour terrifier davantage le lecteur. La scène la plus insoutenable pour moi a été d'en voir un sous emprise psychologique, que la peur a fait basculer dans la folie au point de ... Je n'arrive même pas à l'écrire, brrr!

Un très bon roman pour tous ceux qui aiment se faire peur car dans tous les sens du terme, on nage ici dans l'horreur!!!

Je remercie les éditions Denoël pour ce partenariat.
Traduit par Eric Fontaine  - Sortie: novembre 2016


jeudi 1 décembre 2016

Terminus Elicius

de Karine Giebel



Quatrième de couverture:


Lettres d'amour d'un assassin...
« Ma chère Jeanne,
J'aimerais que vous m'aimiez comme je vous aime.
Mais, pour m'aimer, il vous faut me connaître.
Savoir ce que je suis... Certains diront un monstre.
D'autres chercheront des explications lointaines, surgies de mon passé.
Beaucoup jugeront, condamneront.
Mais qui comprendra vraiment ? Vous, je l'espère.
Hier soir, j'étais avec une autre femme que vous.
Mais je ne suis pas resté longtemps avec elle.

Juste le temps de la tuer... »



Mon avis:

J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver l'écriture de Karine Giebel. Elle crée ici avec brio un triangle amoureux un peu particulier qui nous fait vivre le roman d'une manière inédite. En effet à la tension habituelle d'un bon thriller avec l'affrontement entre un serial killer et un enquêteur s'ajoute ici un mélange d'attachement et de culpabilité avec le personnage de Jeanne à la fois complice et victime.

Notre héroïne se voit comme invisible, transparente. Mais un homme l'a vue, remarquée. Un homme qui lui écrit. Dans son quotidien réglé par ses trajets, elle se sent enfin aimée à la lecture de ces lettres qui l'attendent dans le train. Parce qu'elle ne peut se résoudre à en parler au commissariat où elle travaille, elle devient complice d'un meurtrier. Pourtant tout n'est pas si simple pour Jeanne qui ne peut réagir sans risquer de mourir. Des bribes de son passé remontent au fil des pages et on sent le poids d'une perte importante qui joue dans son manque de confiance en elle. Une blessure connue du meurtrier et qui les lie manifestement...

De son côté Esposito est sur les nerfs devant son enquête qui piétine. Malgré cela et sans trop savoir pourquoi il remarque lui aussi Jeanne. Même en colère devant les conséquences de son silence, même déboussolé par ses crises, il reste touché par cette femme. Ce triangle Esposito-Jeanne-Meurtrier bouge sans cesse au fil des pages, le lecteur frémit des décisions prises, de voir la confiance qui s'étiole ou l'emprise qui se resserre.

Une bonne idée, très bien traitée par l'auteur qui nous offre ici un roman sous tension mais un peu moins noir que certains de ses autres titres. J'ai beaucoup apprécié l'épilogue qui nous permet d'aller un peu plus loin que cette scène finale et offre au lecteur une perspective d'avenir.

En bonus de cette réédition, une nouvelle Aurore en lien avec Terminus Elicius. L'auteur nous plonge dans la détresse d'une jeune fille harcelée et de son frère pour qui elle représente tout. Giebel ici encore n'épargne pas le lecteur et nous offre une fin bien plus sombre que le roman.

Je remercie les éditions Belfond pour ce partenariat à découvrir ici: Terminus Elicius.

mercredi 30 novembre 2016

Du vent

de Xavier Hanotte


Quatrième de couverture:


Et si la littérature était davantage que du vent ?Dans une ville portuaire, le lieutenant Bénédicte Gardier vient prendre ses nouvelles fonctions au sein d'un important dépôt stratégique. Tandis qu'elle gagne son hôtel, comment se douterait-elle des ennuis qui l'attendent ? Dans le port sicilien de Lilybée, le triumvir Lépide débarque avec ses légions. Il vient prêter main forte à son collègue Octave, dont l'ambition démesurée commence à l'inquiéter. Pourquoi ne prendrait-il pas enfin la part de pouvoir qui lui revient ?
Entre ces deux débuts d'histoires, quel lien ? Leur auteur ! Le romancier Jérôme Walque s'est lancé dans une double entreprise de narration. Seulement voilà... La littérature serait-elle davantage que du vent ? Quand les récits se mettent à déborder sur la réalité et que de mystérieux personnages, éditeurs ou policiers, s'en mêlent, Jérôme commence à douter.


Mon avis:

La forme de ce roman est très originale. L'auteur nous ouvre autant de pistes que d'amorces de romans ou de situations différentes et nous pousse à la réflexion car on ne peut que chercher à comprendre où est la limite entre la fiction et le réel et quel est le sens de cette mise en perspective de certains personnages.

Un même auteur Jérôme, sérieux, passionné et appliqué nous offre donc la lecture de deux de ses textes. L'un, sur Lépide, étant le grand projet de sa vie, l'autre une commande de son ami Jérémie, dans le pétrin comme d'habitude car incapable de tenir ses engagements d'écrivain.

J'ai beaucoup apprécié le texte sur Lépide. J'ai trouvé que le style allait bien à ce contexte, et moins au premier roman dans lequel j'ai trouvé les descriptions de ligotage longues et finalement pas ambigües du tout. J'ai également trouvé très intéressants les rapports entre les deux romanciers Jérémie et Jérôme. Même si le premier parait presque maltraitant et méprisant vis à vis du second qu'il utilise sans cesse, on se rend compte de la complexité de leur relation et de ce que notre Jérôme finalement y puise. J'ai eu plus de difficulté à saisir réellement la place de l'éditeur et la réflexion qu'il suscite sur les attentes de chacun dans le milieu de la littérature: auteur, lecteur, éditeur.

La fin m'a plu car elle redonne un peu de relief à la première histoire qui me paraissait assez fade. L'auteur joue avec les limites de son (ses) roman(s) et nous perd pour mieux nous faire comprendre le sens de tout cela: du vent!

Je remercie les éditions Belfond pour ce partenariat. La fiche du livre est ici: Du vent.

mercredi 9 novembre 2016

Nos étoiles contraires

de John Green


Quatrième de couverture:


Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.
Mon avis:

J'ai emprunté ce roman pour le lire en même temps que Mélissa (en 4ème) car j'avais envie de l'accompagner (j'avais vu passer de nombreux avis positifs).
Cela a été un bon moment de lecture. Sans grande surprise certes, car on se doute d'emblée du genre de dénouement que nous réserve le livre et qu'on sent vraiment ce qui se profile, mais avec plaisir.

J'ai apprécié les personnages, que ce soit Hazel, notre héroïne qui se remet à vivre son adolescence jusque là entre parenthèses, Augustus, ce beau garçon qui fait irruption dans sa vie ou ses parents dont on perçoit le quotidien, entre angoisse et nécessité de continuer à se battre et vivre. Ils m'ont particulièrement touchés, ainsi que le lien qu'Hazel a avec eux, son indulgence envers eux compte tenu de ce qu'"elle" leur inflige:
"La seule chose qui craint plus que de mourir d'un cancer à seize ans, c'est d'avoir un gosse qui meurt d'un cancer."
J'ai l'habitude de lire de la jeunesse et je suis souvent très touchée par les différents degrés de lecture d'un texte. Ici, je n'ai pas eu cette sensation. Je n'ai pas non plus vraiment accroché à cette idée d'auteur torturé mais j'ai apprécié tout de même l'amour qui nait entre nos deux héros. L'auteur traite en profondeur la maladie, à travers son regard et celui des autres. L'espoir de rémission et la déchéance aussi.

Un joli roman.

samedi 5 novembre 2016

Bingo's run

de James A. Levine

Quatrième de couverture: 

Bingo Mwolo est le coureur à pied le plus rapide de Nairobi… et sans doute du monde. À quinze ans, il en paraît à peine dix et c’est grâce à cela et à sa rapidité qu’il parvient à ne pas se faire remarquer par les policiers corrompus lorsqu’il court livrer leurs doses de drogue aux clients blancs de son boss.

Après avoir été le témoin du meurtre du plus important dealer de Nairobi, la vie pourtant déjà risquée de Bingo devient bien plus dangereuse encore. Pris au beau milieu d’une lutte entre parrains de la pègre, il trouve refuge dans un étrange orphelinat dirigé par un prêtre qui ne fait pas que propager la parole de Dieu mais est également à la tête d’un commerce lucratif et peu honnête. Et puis, il y a aussi Thomas Hunsa, un peintre, client de Bingo, qu’il croit être son meilleur atout pour échapper à la misère si il arrive à persuader le monde qu’il n’est pas seulement le coureur le plus rapide, mais aussi le meilleur marchand d’art de Nairobi…


Mon avis:

Voici un court roman atypique. L'auteur nous plonge dans le quotidien d'un jeune Kényan Bingo. Mais à 15 ans là-bas il est bien sûr déjà un homme, malgré sa toute petite taille qui lui vaut de passer pour un gamin des rues.
La vie est dure, et il l'a appris très jeune, dans son bidonville, dans la rue.
Courir ou mourir. Pas d'autre choix.
Si le style totalement brut avec lequel s'exprime Bingo peut être un peu déstabilisant, il nous aide à nous plonger dans l'atmosphère de son quotidien. La violence, le désœuvrement et la misère, mais aussi quelques leurs de vie et d'espoir.
 J'ai apprécié la façon dont courir est plus qu'une raison de vivre : c'est la seule chose à faire pour vivre. Bingo court pour livrer de la drogue. C'est le meilleur, le plus rapide, le moins suspect. Prendre des risques c'est son quotidien.
Au fil des courses, on découvre un multitude de personnages qui profitent de ce système ou en sont les esclaves et qui donnent encore plus de couleur à ce récit. Au milieu de ce tumulte, on se met même à croire à sa possible adoption...

Un livre intéressant qui nous plonge au coeur de Nairobi.
Merci à Léa pour ce cadeau!

mercredi 2 novembre 2016

Le Turquetto

de Metin Arditi

Quatrième de couverture:

Se pourrait-il qu'un tableau célèbre - dont la signature présente une anomalie chromatique - soit l'unique oeuvre qui nous reste d'un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne : un élève prodige de Titien, que lui-même appelait "le Turquetto" (le petit Turc) ? Metin Arditi s'est intéressé à ce personnage.
Né de parents juifs en terre musulmane (à Constantinople, aux environs de 1519), ce fils d'un employé du marché aux esclaves s'exile très jeune à Venise pour y parfaire et pratiquer son art. Sous une identité d'emprunt, il fréquente les ateliers de Titien avant de faire carrière et de donner aux congrégations de Venise une oeuvre admirable nourrie de tradition biblique, de calligraphie ottomane et d'art sacré byzantin.
Il est au sommet de sa gloire lorsqu'une liaison le dévoile et l'amène à comparaître devant les tribunaux de Venise... Metin Arditi dépeint à plaisir le foisonnement du Grand Bazar de Constantinople, les révoltes du jeune garçon avide de dessin et d'images, son soudain départ... Puis le lecteur retrouve le Turquetto à l'âge mûr, marié et reconnu, artiste pris dans les subtilités des rivalités vénitiennes, en cette faste période de la Renaissance où s'accomplissent son ascension puis sa chute.


Mon avis:

J'ai eu un énorme coup de coeur pour ce roman. Je l'ai lu il y a un moment déjà et j'ai eu du mal à en faire un billet tant je l'ai trouvé incroyable (pourtant je l'ai intégralement raconté à mon mari en rentrant, puis à mes parents quand ils sont venus...) 

Le roman s'appuie sur l'histoire mystérieuse d'un tableau  l"Homme au gant" de Titien. En effet, le roman s'ouvre sur une analyse de ce tableau mettant en doute son origine. On suit ensuite le parcours d'un gamin, artiste né, quittant Constantinople pour Venise afin de vivre sa passion. Il va être l'élève de Titien et devenir un peintre prodige de la Renaissance. 

Metin Arditi nous plonge avec beaucoup de talent dans un univers où l'origine, la naissance, la religion ouvrent ou ferment les portes de notre Turquetto. Mais notre héros, profondément passionné, sera capable de tous les sacrifices, brisant tous les tabous pour peindre, et donc vivre. 

C'est un livre incroyable sur l'art et sa portée dans un contexte religieux. J'ai adoré notamment le passage où il se lâche en secret sur cette toile grandiose, commande d'une des loges de la haute société vénitienne et la réaction qu'elle suscite. Et puis sa chute bien sûr car le voile se lève sur ses origines. 
L'auteur nous prend au tripes avec son procès et puis la sentence bien sûr.

Je ne crois pas pouvoir dire que ce Turquetto m'a paru particulièrement sympathique mais il était vraiment passionnant de suivre les chemins qu'il a pris pour pouvoir pratiquer son art. Dans la misère ou l'opulence. Ici ou ailleurs.

C'est un superbe roman à lire, offrir et partager!